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Prévoir la météo dans un festival

météo dans un festival

Un météorologue à Osheaga, ça fait quoi exactement?

Nous sommes à Osheaga pour surveiller les conditions météo, pour que le festival se passe dans les meilleurs conditions. C’est certain que pour un festival, le stress est beaucoup plus important.

Pour nous, météorologues, ça nous fait « tripper » parce qu’on suit la situation de façon serrée. On sait aussi que ce qu’on va dire à la direction est important parce qu’ils vont devoir prendre une décision. Donc c’est un stress énorme. Ça je ne le cache pas, c’est vraiment un stress énorme.

Mon mandat, c’est vraiment de surveiller les conditions météo qui peuvent perturber le bon déroulement du festival. Les vents, les températures trop importantes, top élevées. Il y a aussi les pluies qui, si elles sont beaucoup trop importantes, sont diluviennes, peuvent déclencher, même si ce n’est pas dangereux, ça peut déclencher un mouvement de foule.

C’est la première année qu’on a ajouté la qualité de l’air à l’offre des services qu’on fait parce que les feux de forêt sont là donc dégradent de façon assez sensible cette qualité cette année.

C’est vraiment la différence par rapport à un service qui pourrait être à distance. C’est que ça nous permet aussi de prendre des décisions beaucoup plus serrées.

Moi, ça m’est arrivé au FEQ de prendre une décision simplement parce que je suis sorti. J’ai vu le ciel et je me suis dit : « Oh ok, les orages, ils sont à 45 kilomètres pour l’instant, mais ça, ce n’est pas bon. Ça va claquer ici beaucoup plus vite! ».Et donc on a tout raccourci de quinze minutes et ça s’est passé comme ça. Et si je n’étais pas sur place, je ne peux pas le voir.

Une zone de pluie qui arrive, bien aujourd’hui, je peux vous le dire, je peux vous la faire à deux minutes près. Il va pleuvoir maintenant et dans quinze minutes, ça s’arrête. Ça, c’est facile. Aujourd’hui, on a les outils qui nous permettent de faire ça, et cetera.

Ce sont les quatre caractéristiques particulières évidemment, qui sont… et les phénomènes particuliers. Et s’ils sont particuliers, ils sont souvent dangereux. Et donc, ce sont ces phénomènes-là qu’on doit essayer d’analyser de la façon la plus précise.

Donc en étant ici au festival, donc sur l’île et sur le parc Jean-Drapeau, on traite vraiment le parc Jean-Drapeau comme un écosystème et on surveille particulièrement la zone. Là c’est vraiment la centrale d’acquisition des données des capteurs qui sont tout autour de nous bien évidemment à l’extérieur. Ici, ce que je suis en train d’installer, c’est un capteur qui permet de déterminer les conditions de température resentie.

Jean-Charles Beaubois, président de MétéoGlobale est interviewé par Urbania, ce 30 août 2023,  Météo: traquer les orages pour les festivals.

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